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Perou foret CybellePlanete9

10 points pour mieux comprendre l'écovolontariat

#point 1 : Prendre part à la protection des espèces sauvages

La réalisation de programmes de protection de la faune et de la flore sauvage nécessite des moyens humains et financiers : matériel de suivi, matériel vétérinaire, enclos, personnel...

Les financements public ou privés sont une denrée rare pour les projets qui vont devoir faire appel à des ressources extérieures. L'écovolontariat est une solution concrète et durable pour de nombreux programmes.

La protection des espèces sauvages, souvent menacées et fragiles est une priorité qui ne concerne pas uniquement les spécialistes et les politiques. Les citoyens doivent également y prendre part, en participant notamment à des projets participatifs.

#point 2 : Aider concrètement un projet local

Les écovolontaires rejoignent un projet local de protection de la faune ou de la flore sauvage, et l'aident dans ses travaux quotidiens.
En plus de leur implication sur le terrain, les écovolontaires vont également contribuer financièrement au programme*. .

Ainsi l'écovolontariat représente une plus-value énorme pour le projet d'accueil qui, grâce aux écovolontaire, va pouvoir poursuivre son programme pour la faune et la flore sur le long terme.

*Dans certains cas cette aide financière est effectuée sous la forme d'un don, ouvrant droit à une réduction fiscale, cela dépend de la structure qui se charge de l'inscription.

#point 3 : S'engager bénévolement

L'écovolontaire s'engage bénévolement à une mission de protection de l'environnement. A ce titre il ne peut recevoir de contrepartie financière pour son action.
Ainsi l'écovolontariat se distingue du volontariat statutaire (Volontariat de Solidarité Internationale (VSI), Volontariat Civil (contrat de service civique), Service Volontaire Européen (SVE)...) où les volontaires reçoivent une indemnité dérogatoire du code du travail.

#point 4 : Un engagement pour la nature sur le moyen ou le long terme

L'écovolontariat se caractérise par un engagement d'une semaine à plusieurs mois, au sein d'un programme local de protection de la nature. Une durée minimale de participation est déterminée pour permettre aux écovolontaires de se former et d'apporter une aide concrète au projet pour lequel ils se sont investis.

A savoir :

  • l'écovolontariat se distingue des chantiers nature, organisés ponctuellement à une date et un endroit donnés (exemple : journée de ramassage des déchets...), et sur une très courte durée.
  • Les programmes de sciences participatives ne peuvent également pas être considérés comme de l'écovolontariat. Ces derniers font participer des citoyens observateurs à un programme de recherche de manière ponctuelle et non-structurée.

#point 5 : Plusieurs types de programmes pour aider la faune et la flore sauvage

Les missions d'écovolontariat sont au service de la protection de la nature sauvage. Ils peut s'agir :

  • de programmes de gestion des espaces naturels ou de restauration d'habitats (débroussaillement, reforestation, restauration des habitats sauvages...),
  • de projets de suivis et de protection des espèces (observations, comptages, suivi des populations et des habitats...),
  • d'aide à la mise en place de programmes d'éco-développement locaux (valorisation de la faune et de la flore locales, soutien aux communautés locales pour un développement économique respectueux de la biodiversité...),
  • de sanctuaires (refuges) hébergeant des animaux sauvages en dangers et qui mettent en place des programmes de réhabilitation dans la nature,
  • de programmes de sensibilisation à l'instar des populations locales et des scolaires.

A savoir : l'écovolontariat se distingue des programmes ayant lieu dans des fermes ou des bergeries (WWOOFING)

#point 6 : Des programmes pour tous

Les mission d'écovolontariat s'adressent à tous et à toutes, sans connaissance ou compétence particulière requise. D'une durée minimale de une à trois semaines, les écovolontaires néophytes vont pouvoir se former et acquérir toutes les compétences nécessaires à leur participation.

Toutefois, certaines missions requièrent des compétences minimales telles que la pratique d'une langue étrangère (l'anglais est généralement la langue de travail au sein des missions à l'étranger), savoir nager (pour les mission ayant lieu en mer), ou être disposé à vivre en collectivité.

#point 7 : Une expérience enrichissante

Les participants à une mission d'écovolontariat partent aider concrètement un projet local et vont prendre part à ses différents travaux quotidiens : suivis et comptages d'animaux dans la nature, aide aux soins quotidiens dans les refuges, participation à des interventions d'éducation à l'environnement dans les écoles...

Les écovolontaires ont ainsi l'opportunité d'en apprendre beaucoup sur les problématiques locales environnementales auxquelles répondent les programmes, sur les espèces et leur comportement... Ils vont également pouvoir découvrir et comprendre la culture locale et en apprendre aussi beaucoup sur eux-mêmes, car l'écovolontariat est aussi une aventure humaine inoubliable !

#point 8 : Donner du sens à ses vacances

Faire de l'écovolontariat c'est décider de voyager autrement pour la nature. Les écovolontaires accomplissent un acte militant et engagé. Loin du "farniente" sur la plage, ils décident de donner de leur temps et de leur énergie à une cause environnementale.

L'écovolontaire ne va pas seulement aller observer les espèces menacées, mais va s'engager concrètement pour leur sauvegarde.

Basées souvent à l'étranger, les missions d'écovolontariat nécessitent le plus souvent un voyage en avion, générateur de pollution et de gaz à effet de serre. L'implication sur place pour un programme de protection environnementale de moyenne ou de longue durée, et l'adoption de comportements éco-responsables, sont une compensation territoriale, qui peut être également couplée avec une compensation carbone. Loin "d'annuler" les pollutions générées par nos transports, l'écovolontariat nous permet aussi de voyager sans être un simple consommateur de carbone !

#point 9 : S'inscrire en direct ou faire appel à une plateforme spécialisée

Partir faire de l'écovolontariat, oui mais comment ? Il existe deux manières d'organiser son aventure : en organisant soi-même son voyage de A à Z, ou en faisant appel à une plateforme d'écovolontariat spécialisée.

Il est possible de trouver sur internet des projets locaux qui reçoivent des écovolontaires, il vous est donc possible de les contacter directement et d'organiser vous-même votre mission. Il faut cependant rester attentif à un certain nombre de points qui, s'ils ne sont pas respectés pourraient transformer votre expérience en véritable cauchemar : mauvaise préparation de l'écovolontaire ou informations erronées sur les conditions d'accueil, programmes peu scrupuleux qui affichent de "fausses" bonnes actions...

Les plateformes d'écovolontariat sont des structures spécialisées - associations ou sociétés - qui pré-sélectionnent des missions d'écovolontariat et les proposent directement aux futurs écovolontaires. En plus de permettre un gain de temps précieux aux participants, ces structures sont de véritables professionnelles de l'écovolontariat et sont une garantie supplémentaire pour l'écovolontaire de la qualité du projet pour lequel il s'engage.

Aujourd'hui une 15aine de plateformes francophones existent, chacune avec ses spécificités et ses avantages : déduction fiscale, agrément tourisme, accompagnement et préparation des écovolontaires, garantie sur le projet...

#point 10 : Des chartes éthiques pour mieux choisir

L'écovolontariat est une activité encore trop peu connue et qui ne bénéficie aujourd'hui d'aucun cadre. Pourtant, l'écovolontariat est en pleine expansion et de plus en plus de personnes souhaitent prendre au part à un programme de protection de la faune ou de la flore !

Il est très important de rester réaliste face au programmes proposés car les abus existent ! Certains d'entre eux sont déjà dénoncés, comme par exemple l'exploitation des lions en captivité en afrique.

L'écovolontariat est un engagement fort et cet acte de générosité doit se faire en faveur de programmes réellement utiles pour la planète.

Soucieux de promouvoir un écovolontariat éthique, l'association Cybelle Planète s'est engagée depuis 2014 dans l'élaboration de chartes éthiques dédiées à l'écovolontariat :

  1. la charte éthique de l'écovolontariat qui propose 8 engagements aux structures organisatrices,
  2. la charte des écovolontaires qui propose 9 engagements aux écovolontaires qui souhaitent s'engager.

Ces chartes constituent une base de référence pour les futurs écovolontaires dans le choix de leur mission et/ou structure d'écovolontariat. Elle permet aussi aux structures d'écovolontariat d'afficher clairement leur positionnement éthique.

A savoir : Les chartes éthiques ont été élaborées lors de consultations participatives publiques et sont le reflets d'une pensée collective.